La tanière du Shaman

UWISHIN – parce que le chamanisme nous sortira de la crise

   mai 03

Sectes et chamanisme chez les Miviludes

Sectes et chamanisme : un texte excellent de Sylvie Simon qui commente l’actualisté française.



« Tout ce qui est naturel peut cacher des dérives sectaires » a déclaré Georges Fenech, président de la Miviludes (Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires). Il vient de déposer son rapport annuel destiné à François Fillon : « Je lance un appel à tout le personnel médical, à tout le système de soins français, à tous les conseils de l’Ordre des médecins, il faut être extrêmement vigilant. Il faut que les peines prononcées pour exercice illégal de la médecine soient plus dissuasives. »

Dans son rapport de plus de 300 pages — il faut bien justifier l’argent que lui octroie l’État —, il en consacre plus de 60 au chamanisme et aux plantes utilisées par les chamans, et publie le témoignage, évidemment anonyme, d’une femme ayant été séduite par un homme qui pratiquait le rituel « bwiti » et consommait de l’igoba, plante psychotrope largement utilisé au Gabon. On se demande quel peut être le rapport entre ce cas d’une pauvre femme séduite par un drogué comme il en existe malheureusement beaucoup et les « dérives sectaires » qui menacent la France.



Dans le chapitre intitulé « hors les murs », Miviludes raconte ses promenades hors des frontières hexagonales pour se répandre dans quelques pays européens, Autriche, Pologne, Suisse, puis en Russie, dans l’intention de leur donner des conseils. Seuls 3 pays européens sur 57 : Belgique, Autriche et Slovaquie, semblent avoir, et dans des proportions bien moindres, une politique similaire à celle de la France en matière de « dérives sectaires ». En Grande-Bretagne et en Suisse, il existe des instituts indépendants dont la mission est de collecter des informations sur les sectes à partir de rapports politiques ou de travaux universitaires qui ne sont que des banques de données, mais qui n’émettent aucun jugement de valeur, et donnent aux groupes en question la possibilité de donner leur point de vue, alors que Monsieur Fenech estime que l’on ne discute pas avec ces gens.



La Miviludes consacre un chapitre à la nutrition, aux régimes et compléments alimentaires, elle fustige les thérapeutiques non conventionnelles, la psychologie alternative, tout mode de vie non conventionnel « dans lesquels les groupes sectaires se sont engouffrés » et propose de lutter contre les infractions au titre de l’exercice illégal de la médecine ou de la pharmacie. « Nous sommes là face à un phénomène, si on n’y prend pas garde, qui peut faire beaucoup de victimes ». D’après ces affirmations 500 000 personnes seraient concernées directement, et parmi eux une grande partie d’enfants. La dérive sectaire « ne régresse pas, elle se développe incontestablement » et, selon Georges Fenech, il existerait 600 mouvements ou pratiques qui présentent des risques, alors qu’en 1995, la mission d’enquête parlementaire en avait dénoncé 172. Il est certain que si ces 172 groupes avaient été l’objet de condamnations civiles ou pénales, cela aurait été un argument majeur avancé par la Miviludes. Comme cet argument n’a pas été utilisé, on peut en déduire que l’immense majorité de ces 176 groupes n’a jamais été condamnée ni civilement, ni pénalement. Depuis longtemps Monsieur Fenech annonce que 80 000 enfants seraient en danger dans les sectes en France, mais il n’a pu trouver que huit cas seulement qualifiés de suspects au cours de sa carrière de dénonciateur. Ces chiffres alarmistes, totalement fantaisistes, sont mis en avant pour susciter la peur et la suspicion de l’opinion publique, sur lequel est basé son fonds de commerce. « Nous allons établir des dossiers dans lesquels nous rassemblerons tous les signalements que nous recevons », et ces dossiers seront « consultables à la Miviludes par les autorités publiques et les associations ».



En avant-première de ce rapport Georges Fenech a expliqué dans une interview au journal en ligne Backchich.info du mercredi 29 avril 2009 : « Par exemple, cette année l’axe fort sera la liberté d’enseignement. La priorité sera donnée à l’Éducation. Les enfants n’ont pas à être sous la coupe réglée des parents. L’enfant n’est pas leur propriété. » Seraient-ils devenus la propriété de l’État ? La Miviludes s’emploie à jeter l’anathème sur les parents qui veulent élever leurs enfants à la maison, dans un contexte plus sécurisé que dans bien des écoles où règne la violence. Ces parents, stigmatisés comme des criminels, se trouvent désemparés dans le climat permanent de répression qui aboutit souvent à des descentes de gendarmes utilisés alors comme une « police de la pensée. » Monsieur Fenech se sent d’autant plus important que son association a été invitée à faire partie d’un groupe d’évaluation des pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique par le Pr Didier Houssin, directeur général de la Santé. On peut se demander ce que vient faire dans un secteur qu’il est incapable d’évaluer un représentant de la Miviludes, composée d’individus autoproclamés spécialistes de sectes et qui dénoncent tout ce qui, à leurs yeux, représente un danger pour notre société et nos enfants, comme l’enseignement à domicile, les thérapies alternatives, et surtout les refus de vaccination. N’oublions pas qu’en contradiction formelle avec la loi antiraciste en vigueur en France, la Miviludes est à l’origine de 900 procédures qui ont donné lieu à 8 actions en justice qui, pour finir, n’ont abouti qu’à une seule condamnation, une amende de 5 000 francs. On peut ainsi constater encore une fois le gaspillage de l’argent que le gouvernement lui octroie. Il faut savoir que l’existence même de cette mission a été remise en question par Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur dans un article paru dans Le Parisien. D’après elle, il faut « assurer la liberté de croyances de tous », et « ce n’est pas à la Miviludes de définir une politique ni de mener des actions de répression ».



De leur côté, les chercheurs en sciences sociales, dont nombre de juristes, ayant étudié sérieusement la question des sectes, sont quasi unanimes sur l’absence de fléau social et l’absence de démarche de connaissance des pouvoirs publics sur ces questions. Si ces mouvements ne troublent pas l’ordre public, il n’y a pas de raison de les interdire par respect pour la liberté de conscience. Ces experts sont généralement exclus du champ d’action d’organismes comme la Miviludes qui ne proposent pas de réflexion, mais seulement des outils de répression. Ainsi, l’historienne Anne Morelli, directrice adjointe du centre interdisciplinaire d’étude des religions et de la laïcité à l’université libre de Bruxelles, a déclaré au CICNS (Centre d’information et de conseil des Nouvelles spiritualités) que : « Les associations anti-sectes, que j’ai appelé « la secte des adversaires de sectes », m’inquiètent beaucoup, que ce soit en Belgique ou en France. Ce sont des gens qui sont braqués sur un problème et essayent de dénicher partout leurs ennemis. Alors je pense que c’est assez inquiétant qu’ils soient subventionnés pour faire la chasse aux sectes. » Nathalie Luca, sociologue au Centre d’études interdisciplinaires sur les faits religieux (CNRS-EHESS), a été membre de la Miviludes jusqu’en novembre 2005, mais elle a démissionné au motif qu’elle refusait d’être liée à un prévisible durcissement de la position de cet organisme. L’ethnologue Maurice Duval pense que la chasse aux sectes est assez typiquement française, et que les délits sont insignifiants en nombre et en qualité. Il explique que la lutte contre les sectes est un ingrédient politique de premier ordre dans la mesure où, quand il y a une peur collective, on peut manipuler les masses d’une manière sans égale.



Quant à Raphaël Liogier, sociologue, Directeur de l’Observatoire du religieux d’Aix-en-Provence, Professeur des universités à l’Institut d’études politiques, il déclare que : « En France, la politique anti-sectes est une politique que l’on trouve essentiellement au Ministère de l’Intérieur. C’est-à-dire que c’est une politique policière », et précise : « quand c’est dépendant du Ministère de la Justice, on n’a pas encore “jugé ”. Alors que policier veut dire qu’on a déjà jugé que c’était dangereux a priori ». Alors qu’en 2008 le satanisme était l’un des dangers à conjurer, dans le rapport de 2009 c’est le chamanisme « déferlant » et le « nutritionnisme » qui sont dans le collimateur, largement repris par les médias qui se gardent bien de dire que les partis politiques, les publicités, les sociétés de crédit et les religions de tous bords sont des spécialistes de la manipulation mentale. Dans un article publié le 13 février 2009, Le Parisien annonçait l’intention de Georges Fenech de publier une nouvelle liste noire de sectes, sur le modèle de celle que la commission d’enquête parlementaire de 1995 avait établie et qui n’avait pas manqué de placer la France, au sein des instances internationales, comme une pourfendeuse de la liberté de conscience. Dans un courrier adressé à François Fillon, Michèle Alliot-Marie avait fait part, de son « étonnement » face à ces intentions de la Miviludes, « sans concertation interministérielle préalable » et dénonçait l’atteinte à la liberté de conscience, le retour en arrière, et la fragilisation de la France sur la scène européenne et internationale. Voyant qu’il allait sans doute trop loin, Georges Fenech a remplacé l’expression « liste de sectes » par « référentiel des mouvances et des pratiques témoignant de dérives sectaires ». Il a changé les mots, mais les intentions sont les mêmes.



Quinze ans plus tôt, un groupe parlementaire étudiant ce phénomène avait publié à partir d’informations des Renseignements généraux une liste d’environ 200 noms, vivement critiquée par les organisations citées qui s’estimaient stigmatisées. Dix ans après, Jean-Pierre Raffarin avait demandé quelques jours avant son départ de Matignon « le retrait de cette liste noire ». Mais le changement de langage de la Miviludes ne trompe personne et cette pratique regrettable du fichage ressemble à s’y méprendre à l’ordonnance du 28 février 1933 publiée par le gouvernement du Troisième Reich dont Hitler était le chancelier, et qui établissait une liste de sectes interdites au nom de « la protection du peuple et de l’État ». Cette ordonnance visait à protéger non seulement la santé physique du peuple allemand mais aussi sa santé spirituelle. Le Cicns a fortement réagi, à juste titre : « Est-ce possible qu’à la tête d’une commission nationale de rapport sur les sectes se trouve quelqu’un qui n’a fait personnellement aucune recherche (sinon quelques démarches minables) et qui est étonné par exemple des résultats d’une enquête menée par les juges du pays sur le soi-disant embrigadement et dévoiement des milliers d’enfants dans des sectes (en fait, cette enquête montre qu’il n’y a pas des milliers de cas ! Mais qu’au bout de deux ans de recherches, seulement huit cas qualifiés de suspects et incertains ont été trouvés) ! »



Parmi les victimes de la police nazie, on pouvait compter, parmi bien d’autres, les Témoins de Jéhovah, les théosophes, les mouvements gnostiques, ou les anthroposophes qui ne faisaient pas partie de la liste des sectes de la Miviludes en 1995, mais qui y figuraient en 1999. À quand les camps de concentration pour ces « déviants », ainsi que pour tous ceux qui osent penser différemment et ne font pas partie de la société stérilisée que nous avons constituée ? Quant à ce qui concerne la santé publique, le député et magistrat Georges Fenech, président de cette secte « anti-sectaire » et victime d’une véritable psychose, est peu qualifié pour la juger. Certains praticiens, très compétents mais qui déplaisent au pouvoir, risquent-ils de figurer sur une « liste noire », comme c’est arrivé aux États-Unis pour des cinéastes qui osaient critiquer l’intervention américaine au Vietnam et qui ont vu leurs carrières brisées et leurs familles ruinées, par un malade mental dangereux, mais qui a sévi pendant des années dans un pays qui se disait, lui aussi, défenseurs des libertés ? Monsieur Fenech va-t-il jouer le même rôle que le sénateur Joseph McCarthy, de sinistre mémoire, qui voyait des communistes partout comme lui voit des sectes partout ?



Tout cela pourrait prêter à rire si ces mouvements totalitaires — qui utilisent souvent des pratiques coercitives et violentes, comparables à celles des sectes qu’ils dénoncent — n’étaient pas encouragés par notre République, réputée laïque, qui leur distribue, depuis plusieurs années, des subsides de plusieurs centaines de milliers d’euros par an. À ce sujet, la cour des comptes s’est intéressée aux conditions d’emploi du parc des véhicules banalisés mais de grand luxe des services centraux de la direction générale de la police nationale, qui coûte au contribuable 2,5 millions d’euros par an et qui est mis en permanence à la disposition de personnes n’exerçant aucune fonction au ministère. Parmi les personnes bénéficiant de ce privilège, on découvre avec surprise le président de la Miviludes. Cette dépense aux frais des contribuables s’ajoute aux nombreuses subventions qui lui sont généreusement attribuées. Il faut aussi savoir que Georges Fenech, ancien partisan de la peine de mort, adepte de la « tolérance zéro », est bien plus tolérant pour lui-même que pour les autres. Il a été reconnu coupable d’« injures publiques raciales », mais sans condamnation (en France les politiques sont parfois coupables mais jamais condamnables). Cependant, sa conduite l’a obligé à prononcer la dissolution de l’Association Professionnelle des Magistrats qu’il présidait et, en décembre 1998, il a dû renoncer à sa nomination au poste de premier juge d’instruction à Paris pour lequel il était pressenti. Le Conseil Constitutionnel l’a déclaré « inéligible pour une durée d’un an à compter du 27 mars 2008 » et « démissionnaire d’office » car, contrairement à ses affirmations comme l’a souligné le jugement, il a fait régler par des tiers des dépenses de campagne en violation de la loi sur le financement de la vie publique.



En juillet 2001, Georges Fenech a été mis en examen pour recel d’abus de biens sociaux, car son Association Professionnelle des Magistrats a reçu en 1997 un chèque d’une banque suisse pour la somme de 100 000 francs payée par la société Brenco, dirigée par le marchand d’armes Pierre Falcone, impliqué dans une vente illicite d’armes vers l’Angola qui est en ce moment sur la sellette. Georges Fenech s’est défendu en affirmant que ce versement, qui a permis à sa revue de survivre, correspond à 25 abonnements de soutien pour deux ans. Il prétend également avoir ignoré que la société Brenco vendait des armes, alors que le Général Mouton, qui lui avait présenté Falcone à sa demande, a déclaré au tribunal que Fenech était parfaitement au courant de la qualité de trafiquant d’armes de Falcone. « Je n’ai jamais entendu parler de commerce d’armes. Et si j’en avais entendu parler, je ne crois pas que cela aurait pu me dissuader car je n’ai rien contre l’armement français. » Qui peut croire qu’un ancien juge d’instruction, dont le métier est d’enquêter sur la vie des prévenus, ne manifeste aucune curiosité sur la provenance d’un chèque qui finance au moins la moitié de sa revue. « Il ne s’agissait pas de n’importe quelle association, mais d’une association de magistrats de l’ordre judiciaire ! » comme l’a rappelé le procureur, en soulignant que Mr Fenech aurait dû faire preuve d’une « vigilance accrue », puisqu’il présidait un syndicat de magistrats et aurait dû connaître le caractère illicite du versement.



La décision du Conseil constitutionnel n’était susceptible d’aucun recours, mais le 28 août 2008, Georges Fenech était réintégré dans la magistrature et nommé premier substitut auprès de l’administration centrale du ministère de la justice. Il a été mis à la disposition des services du Premier ministre François Fillon, qui lui a alors confié une mission d’évaluation des dispositifs judiciaires de lutte contre les sectes et l’a nommé président de la Miviludes par décret du Premier ministre. Il faut aussi préciser que c’est Georges Fenech qui, le 9 octobre 1992, a rendu un non-lieu dans l’affaire de l’assassinat du juge Renaud qui, ainsi, ne sera jamais résolue. L’affaire est aujourd’hui prescrite. Et c’est cet individu qui est chargé par notre Premier ministre François Fillion de juger la culpabilité des « sectes » ! Jean-Pierre Dubois, Professeur de droit public à Paris XI et président de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) française depuis le 5 juin 2005 l’explique ainsi : « L’objectif véritable en France n’est pas la sécurité, c’est d’habituer le citoyen à être surveillé. » Et il précise : « Je n’ai aucune idée de la définition d’une secte qui ne soit pas pour le moins périlleuse parce que ce terme a été employé de manière très diverse dans l’histoire, il est encore employé avec toute une série de connotations diverses selon les personnes qui l’emploient. Je crois surtout qu’un État laïque n’est pas légitime à distinguer juridiquement entre les sectes, les Églises ou plus généralement les communautés religieuses. Enfin, la notion de comportement sectaire peut parfaitement s’appliquer à autre chose qu’à des communautés religieuses, par exemple, à des partis politiques ou à d’autres types d’associations. » 
 Il nous reste à espérer que l’incompétence du sieur Fenech, qui ne semble pas troubler le gouvernement Fillon, mènera bientôt à la dissolution de la Miviludes, évoquée à plusieurs reprises par certains acteurs du gouvernement.


Sylvie Simon

Faites tourner !

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2 Comments

  1. Visiteur dit :

    Les trois passoires de Socrate

    Socrate, philosophe grec vécut de 470 à 399 av. JC. Il eut de nombreux disciples dont Xénophon, Alcibiade et Platon et sa réputation n’a pas failli jusqu’à nos jours. C’est pour ces raisons que quelques personnes à l’esprit critique développé sont allées jusqu’au mont Olympe, séjour des dieux et des immortels, afin de recueillir ses précieux avis. Voici ci-après le compte-rendu exact de leur entretien avec ce brillant philosophe.

    Visiteurs : Socrate, la Miviludes qui en France est en charge de lutter contre les dérives sectaires vient de publier son rapport concernant l’année 2009. Et ce rapport contient des accusations graves contre de nombreuses personnes, des sectes et groupes sectaires, des charlatans, des guérisseurs,…

    Socrate : Un instant, avant que vous me racontiez, j’aimerais vous faire passer un test, celui des trois passoires.

    Visiteurs : Les trois passoires ? …

    Socrate : Mais oui, avant de me raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l’on aimerait dire. C’est ce que j’appelle le test des 3 passoires. La première passoire est celle de la vérité. Avez-vous vérifié si ce que vous voulez me dire est vrai ?

    Visiteurs : Non. Nous ne pouvons que répéter ce que dit la Miviludes qui est en charge de lutter contre les dérives sectaires, mais qui jamais n’en a donné une définition claire. Dans son rapport 2009 elle utilise 654 fois le terme « sectaire » mais n’en donne pas davantage d’explication. En conséquence nous ne savons pas ce que « dérive sectaire » ou « groupe sectaire » veut dire, et nous ne comprenons rien aux accusations de la Miviludes.
    Par ailleurs ce rapport comporte 36 occurrences du terme « signalement ». Nous comprenons donc que la Miviludes n’a pas rédigé son rapport à partir de faits réels et prouvés, et contraire aux lois, mais à partir des allégations et interprétations de tierces personnes.

    Socrate : Très bien. Vous ne savez donc pas si c’est la vérité. Essayons de filtrer autrement en utilisant une deuxième passoire, celle de la bonté. Ce dont vous souhaitez m’entretenir, est-ce quelque chose de bon ?

    Visiteurs : Ah non ! Au contraire. La Miviludes accuse certains groupes ou individus de pratiquer la manipulation mentale alors qu’il a été démontré que cela était impossible. Par ailleurs elle ne dit rien des mensonges et des fausses promesses jamais tenues de la part des responsables politiques, industriels et financiers, ni des informations partielles et partiales de la part des médias. Seuls sont mis en cause des personnes ou groupements prônant des croyances ou des modes de vie différents de la norme courante, et sans qu’ils puissent se défendre ou se justifier de quelque manière que ce soit. Par contre rien n’est dit quand des faits bien plus graves concernent des personnes dites normales.

    Socrate : Donc, vous voulez me raconter de mauvaises choses sur des personnes dont le grand tort est de penser et de vivre différemment des us et coutumes de la société courante et vous n’êtes même pas certains que les accusations portées contre elles soient vraies. Vous pouvez peut-être encore passer le test, car il reste une passoire, celle de l’utilité. Est-il utile de vous inquiéter de ce que toutes ces personnes mises en cause auraient ou n’auraient pas fait ?
    Visiteurs : Non. Pas vraiment. Nous avons lu ce rapport ainsi que les autres écrits de la Miviludes. Nous l’avons tourné et retourné dans tous les sens, et nous n’avons rien trouvé qui puisse nous servir.
    Socrate : Alors, conclut Socrate, si ce que vous avez à me raconter concernant les personnes mises en cause par la Miviludes n’est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir m’en parler ? Et pourquoi vous en inquiéter vous-mêmes et vouloir en parler à d’autres ?

    Et Socrate de sourire avec malice, puis de disparaître aux yeux de ses visiteurs pour s’en retourner savourer sans fin les délices de la sagesse véritable.

  2. danger dit :

    Bel article, le visiteur est bon dans la rhétorique. Au lieu de faire des mises en scène douteuse (oui oui elle l’est), elle n’est pas « ni vraie, … » rien ne prouve que c’est faux. Remettre en cause des dangers comme cela c’est honteux!!!

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