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Exemple de rêve chamanique d’un non-initié

On me parle beaucoup de rêves chamaniques pratiqués par des non-initiés. Est-ce qu’on parle de rêves, de prémonition, d’apparentés à des NDE, impossible à dire, on ne peut se référer qu’au cas par cas. Toujours est-il que cela reste particulièrement intéressant. J’ai lu sur un site récemment un exemple de rêve chamanique raconté par

jeremy taylor

jeremy taylor

Jeremy Taylor (cf. Where people fly and water runs uphill, Warner Books - un livre écrit sur les limites du conscient et surtout les rêves, sujet auquel il a consacré ensuite une partie de sa vie (en étudiant plus de 100 000 rêves de personnes des 4 coins du monde). Il fit ce rêve alors qu’il travaillait comme thérapeute auprès de jeunes autistes et schizophrènes :


“Je me retrouve flottant dans un espace flou et gris. Eric, un des jeunes les plus perturbés et les plus violents, apparaît devant moi, riant en roulant les yeux comme quelqu’un de fou. Je le regarde pendant un long moment, puis je commence à voir son aura. Il est d’une drôle de couleur rose et il s’étend autour de lui jusqu’à une distance d’environ 20 pouces. L’aura ondule lentement et change de forme, comme un nuage de gaz. Je remarque qu’il y a d’étranges piquants noirs tout autour de lui. Ils ont à peu près un pied de long et un demi pouce d’épaisseur à leur base, là où ils sont attachés à son corps. Je me sens terriblement fatigué, j’ai envie de dormir. Comme je combat ma fatigue, je me dis qu’il serait absurde de dormir puisque je dors déjà. Je réalise alors que je suis en train de rêver.
Maintenant je regarde Eric plus attentivement. S’agit-il d’une projection de moi-même, d’un aspect de moi ? C’est ce que je pense, mais j’ai pourtant le sentiment qu’il y a plus que cela. Mon épuisement augmente, et mon esprit est confus et lent. Pourquoi mon rêve m’offre-t-il cette image d’Éric couvert de piquants ? Quel est le sens thérapeutique de ce rêve ?
Je réalise que peu importe le sens du rêve, ces piquants ne devraient pas être là. Alors je me dis que quoiqu’ils représentent, je devrais les enlever. Je me déplace vers Eric et je lui dis télépathiquement que je vais “déraciner” les piquants de son aura. Je commence donc à arracher, déraciner les piquants avec mes mains, et déraciner est le terme exact car si je ne fais que les casser j’ai le sentiment qu’ils repousseront . Il faut donc les déraciner pour s’en débarasser.
Je viens à bout d’enlever tous les piquants, et je ressens un immense soulagement. Alors je m’éloigne d’Éric et je quitte le rêve.”

Le lendemain matin, alors qu’il n’avait raconté ce rêve à personne, J.T croise Eric qui bondit vers lui, très fâché, et lui crie : “Tu m’as volé quelque chose la nuit dernière !” J.T lui répond que la nuit dernière il dormait dans son lit, mais l’autre insiste : “Tu as enlevé quelque chose de moi ! Rends-le moi !”
J.T lui demanda de quoi il s’agissait. Eric ne pouvait répondre. Alors J.T lui demanda comment il se sentait. Surpris, Eric répondit qu’il se sentait bien. Alors J.T lui dit : “Voilà qui est plutôt inhabituel, n’est-ce pas ? Peut-être que tu ne veux pas vraiment ravoir ce que tu as perdu la nuit dernière ?” Ils se regardèrent un long moment, puis Eric acquiesca.


Bien sûr libre à chacun de croire ce qu’il a envie de croire, mais même si rien de non conventionnel ne s’est passé, la vision partagée, les ondes échangée, peuvent avoir ce genre de bénéfices.


Vous pouvez raconter vos rêves chamaniques sur le forum.


Pour ceux qui veulent aller plus loin dans ce que raconte Jeremy Taylor (étude des rêves), voici une mise en bouche, une interview à laquelle il a répondu :

Jermy Taylor (JT) : Je pense que la meilleure métaphore sur le rêve qu’on ait aujourd’hui vient du folklore : c’est le Miroir Magique qui ne ment jamais. Et que ce n’est pas un hasard si la méchante reine regarde le Miroir Magique tous les matins. Car si vous reportez à l’après-midi le fait de vous souvenir de vos rêves, le Miroir s’embue et vous ne pouvez pas le voir. Le Miroir Magique ne ment jamais. Il vous donne des images métaphoriques et symboliques de qui vous êtes réellement, de ce que vous faites réellement et de vers où votre vie va réellement. Contrairement à vos opinions sur tous ces sujets quand vous êtes éveillés. Je crois que les rêves viennent pour contribuer à notre santé et notre complétude et qu’ils parlent un langage universel. Puisque le langage des symboles et des métaphores, qui est celui des rêves, est universel, cela démontre que la santé et la complétude qu’ils servent sont aussi transpersonnelles. Cela montre que les rêves viennent pour servir la santé et la complétude non seulement du rêveur individuel, mais aussi pour servir la santé et la complétude de toutes les espèces.
Je pense que la meilleure métaphore sur le rêve qu’on ait aujourd’hui vient du folklore : c’est le Miroir Magique qui ne ment jamais. Et que ce n’est pas un hasard si la méchante reine regarde le Miroir Magique tous les matins. Car si vous reportez à l’après-midi le fait de vous souvenir de vos rêves, le Miroir s’embue et vous ne pouvez pas le voir. Le Miroir Magique ne ment jamais. Il vous donne des images métaphoriques et symboliques de qui vous êtes réellement, de ce que vous faites réellement et de vers où votre vie va réellement. Contrairement à vos opinions sur tous ces sujets quand vous êtes éveillés. Je crois que les rêves viennent pour contribuer à notre santé et notre complétude et qu’ils parlent un langage universel. Puisque le langage des symboles et des métaphores, qui est celui des rêves, est universel, cela démontre que la santé et la complétude qu’ils servent sont aussi transpersonnelles. Cela montre que les rêves viennent pour servir la santé et la complétude non seulement du rêveur individuel, mais aussi pour servir la santé et la complétude de toutes les espèces.
Journaliste : Lorsque vous dites “universel”, voulez-vous dire que les mêmes symboles sont utilisés par différentes civilisations ?
JT : Oui, le même symbole est utilisé essentiellement de la même façon.
Journaliste : Sont-ils aussi utilisés de la même manière en état éveillé ?
JT : Je crois que oui. C’est une question bien trop importante pour prendre tout le monde au mot, mais depuis des années que j’étudie cette question, je commence à être convaincu que c’est vrai. Il existe évidemment des différences culturelles et autres dans la manière dont les symboles sont utilisés. Toutefois, en dessous de ces niveaux de différences, je perçois des résonances universelles à ces symboles.
Journaliste : Lorsque vous vous référez à votre expérience, cela représente quelques années.
JT : Oui, je fais ce travail en tant que professionnel depuis plus de 33 ans et j’ai travaillé en profondeur sur plus de 100 000 rêves pendant ces 33 ans. Je n’ai pas rencontré un seul rêve qui ne m’a pas convaincu qu’il était au service de la santé et de la complétude.: Lorsque vous dites “universel”, voulez-vous dire que les mêmes symboles sont utilisés par différentes civilisations ?
JT : Oui, le même symbole est utilisé essentiellement de la même façon.
Journaliste : Sont-ils aussi utilisés de la même manière en état éveillé ?
JT : Je crois que oui. C’est une question bien trop importante pour prendre tout le monde au mot, mais depuis des années que j’étudie cette question, je commence à être convaincu que c’est vrai. Il existe évidemment des différences culturelles et autres dans la manière dont les symboles sont utilisés. Toutefois, en dessous de ces niveaux de différences, je perçois des résonances universelles à ces symboles.
Journaliste : Lorsque vous vous référez à votre expérience, cela représente quelques années.
JT : Oui, je fais ce travail en tant que professionnel depuis plus de 33 ans et j’ai travaillé en profondeur sur plus de 100 000 rêves pendant ces 33 ans. Je n’ai pas rencontré un seul rêve qui ne m’a pas convaincu qu’il était au service de la santé et de la complétude.

Petit guide des Yagé, natem, chalipanga, ayahuasca chacruna et chaliponga

J’ai fait relire par des personnes connaissant bien et pratiquant les rituels chamaniques mon livre afin d’en valider les démarches exposées. Je tiens ici à apporter quelques précision sur les constituants du natem (ou yagé), substances absorbée par les chamans de mon roman afin d’avoir des visions et de communiquer avec les esprits.


Il faut deux ingrédients : du chalipanga (ou chaliponga), et la très connue lianna AYAHUASCA. On parle souvent de l’ayahuasca en tant que source des visions, et on me demande régulièrement où trouver de l’ayahuasca en Europe (si si je vous assure :)
Il faut savoir que même si l’ayahuasca est considéré comme un stupéfiant en EUrope (au Canada ou dans d’autres pays il est toléré dans le cadre de pratiques rituelles), est absolument sans effet seul. Machonnez une lianne vous verrez (bon courage quand même c’est fibreux).

Préparation d'ayahuasca

Préparation d'ayahuasca


C’est le fait de mélanger et de faire bouillier ensemble l’ayahuasca avec les feuilles de chalipanga ou de chacruna qui amène au résultat hallucinogène (le seul équivalent est le payot avec sa mescaline).
Là on arrive sur le deuxième point : certains parlent de chacruna, d’autres de challiponga. Il faut savoir que les deux arbustes font des feuilles qui fonctionnent pour faire le mélange, donc on peut préparer le natem (ou yage) avec l’un ou l’autre.
Simplement le chaliponga est beaucoup plus fort, donc il faut avoir l’esprit ncore mieux accrocher pour tolérer ses visions. A savoir que les centres chamanique qui font découvrir ces expériences aux étrangers préparent le natem à base de chacruna moins forte, pour éviter de gros bad trip (c’est déjà extrêmement fort!!)
Donc qu’on parle de l’un ou de l’autre tout le monde à raison, ça marche avec les deux (pour fermer des débats que j’ai eu avec des personnes ne connaissant que l’un ou l’autre).


Je fais ici une parenthèse sur la perception des chamans eux-mêmes. COmment les chamans ont pu découvrir que mélanger ces plantes faisait cet effet ? (c’est totalement improbable de mélanger justement cette liane avec ces feuilles rares!), et ceci dans plusieurs coins de la forêt amazonienne.
La réponse qui m’a été apportée est la même que pour les plantes donc ils se servent de manière médicale (ils ont un arsenal de remède )à chaque mal, à chaque fois avec une ou plusieurs plantes mélangées :
ils repondent : la plante ou les esprits nous disent à quoi elle servent, nous n’essayons pas, nous savons à l’avance.
Pour ceux qui ne le sauraient pas, il est connu que les plantes un peu comme le règne animal avec les phéromones, peuvent communiquer… de là à comprendre comme cela est possible il y a encore un gouffre, je l’admets. Mais je ne cherche pas trop à comprendre :)
Je reprends …


Normalement la plante se cultive par les shamanes pour l´usage en ayahuasca, le mélange consiste d´une combinaison d´un inhibiteur-MAO et une plante contenant le DMT. Diplopterys cabrerana le produit dans ses feuilles, et la concentration est forte. Chaliponga contient 5 à 10 fois plus d´alkaloïdes que la chacruna (Psychotria viridis). Quelques tribus, comme la Harakmbet ou les shuars, sont d´avis que on passe un ´examen final´ avec de l´ ayahuasca fait de la chaliponga, après quatre ou cinq trips (voyages) avec de l´ayahuasca et de la chacruna mixé et bouillies dans de l’haut pendant plusieurs heures. Lé décoction ainsi obtenue est appelée yagé ou natem.
Le natem ouvre les portes du vraie monde. On pourrait dire que l’ayahuasca est la paire de lunette qui permet de voir ce que provoque le challipanga (ou chaliponga, ou chalipanga) ou la chacruna (équivalent moins fort)


L’ayahuasca, chapitre 1

Je commencerai la présentation détaillée et l’étude par ce grand article d’un spécialiste :

Ce breuvage traditionnellement utilisé par toutes les ethnies d’Haute-Amazonie est issu de la décoction prolongée de deux plantes différentes : la liane de Banisteriopsis caapi et les feuilles de l’arbuste Psychotria viridis. Le mélange de couleur marron et fortement amer contient de nombreux alcaloïdes psychotropes qui agissent de manière synergique et dont les plus importants sont la diméthyltriptamine (DMT) et des composés de la famille des béta-carbolines tels que l’harmine et la tetrahydroharmine (THH). Les scientifiques continuent de s’interroger comment des Indiens sans écriture, ni techniques d’investigation formelle, par ailleurs immergés dans une extrême biodiversité, ont pu trouver une telle préparation, car il semble bien que l’association savante de ces deux plantes soit nécessaire, l’une potentialisant l’autre. C’est justement tout l’objet de notre exposé que de tenter de formuler des pistes de compréhension de ce qu’est l’intuition inventive des peuples premiers. A ce stade de la présentation, contentons-nous d’observer que presque tous les peuples dits primitifs ont recherché et trouvé le moyen d’extraire des composés psychotropes de leur environnement végétal. Mais revenons aux effets pharmacocliniques de ces composés.
L’harmine et la THH sont des inhibiteurs sélectifs de la mono-amine-oxydase cérébrale (IMAO) et à ce titre, de puissants antidépresseurs. Associées à la DMT, un analogue de la sérotonine inactif par voie orale, elles empêchent sa dégradation digestive et
favorisent ainsi son absorption ce qui conduit de manière conjointe à multiplier par deux, le taux de sérotonine cérébrale circulante, principal neurotransmetteur du cerveau, pendant une durée de quelques heures. L’effet clinique corollaire à cette importante hausse de
sérotonine a été fort maladroitement qualifié d’hallucinatoire. L’ayahuasca générerait des visions imaginaires sans rapport avec la réalité.
Or ce n’est pas du tout le point de vue des utilisateurs traditionnels de l’ayahuasca dont la conception de la réalité et de l’illusion est fort différente de la nôtre. Pour eux, l’ayahuasca leur ouvre des portes d’une réalité ” plus solide ” ou ” plus complète ” que celle que nous laisse entrevoir nos sens à l’ordinaire. De fait, tous les Occidentaux qui ont expérimenté ce breuvage vous diront avoir ressenti ” des
modifications de la conscience de soi et une transformation des rapports avec le monde “, sentiments fort éloignés d’une confusion mentale à l’égard des personnes, de l’espace ou du temps. C’est cette expérience vécue qui a poussé bon nombre d’auteurs à proscrire les termes ” hallucinogène “, ” délirogène ” ou même ” psychédélique ” pour leur préférer ” enthéogène ” (générateur d’un sentiment divin à l’intérieur de soi), ” adaptogène ” (favorisant l’adaptation à l’environnement) ou encore ” empathogène ” (améliorant le contact avec les autres). La bataille des mots est loin d’être innocente. Car ceux qui rejettent ces nouvelles terminologies sont précisément ceux qui se refusent à expérimenter sur eux-mêmes un tel état…
Quel est donc ce fameux état que nous venons de décrire en terme de modifications neurobiologiques ? Il est commun de l’appeler transe, mais l’on pourrait tout aussi bien parler d’état second ou même d’état modifié de conscience (EMC). Des phases d’hyperexcitation et de catalepsie extatique se succèdent dans des proportions variables d’un sujet à l’autre. Les sens se trouvent décuplés. Le cours de la pensée semble accélérée, le sujet est ” ailleurs “. Ces changements tant perceptuels qu’émotionnels conduisent la psyché à construire des significations nouvelles de la réalité. C’est là que l’on peut parler de ” visions ” comme étant le résultat d’une réinterprétation de la réalité lorsque les cadres psychiques ordinaires sont relativisés , voire même abolis. La transe vécue comme une expérience hors de soi (OBE) conduit à sentir le monde différemment, un peu comme si notre réceptivité s’en trouvait modifiée. Les chamans amérindiens en parlent avec leurs mots :

” Pour comprendre (le monde), il faut prendre la Grand-Mère Ayahuasca ”
” Elle est une plante enseignante, intelligente, maîtresse ”
“Elle travaille en moi. Tout ce que je dis vient de la plante. C’est elle qui me l’a appris ”
” Elle permet de voir le corps en transparence et de localiser le siège de la maladie ”
” Elle fait venir à moi les plantes qui conviennent à mon patient ”

 

 

Merci à Arutam pour le texte.
(c) Arutam
http://www.arutam.fr/Ayahuasca.html

 

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