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Les NéoChamanes pratiquent-ils plus de Sexe ? (Néo-chamanisme et charlatanisme)

Est-ce que les NéoChamanes ont plus de Sexe ?


La spiritualité New-Age est-elle plus qu’une vieille religion dépoussiérée ? Cet article de Robert Wright est sorti le 29 juillet 2009 – je le retraduis en le sauçant à ma sauce, surtout sur la fin, perce qu’il est en anglais. Je l’ai trouvé assez dans la lignée du roman Uwishin dans certains thèmes, alors je vous le livre (traduction maison, désolé si ça ripe parfois. Merci Pat pour la source).

Néo chamanisme New Age

Néo chamanisme New Age


Est-ce que ce ne serait pas génial d’être de retour à l’âge de pierre (ou de glace ;) .
Avant que la quête spirituelle de l’homme ne soit corrompue par « une religion masculine dogmatique ».
De retour à cette époque ou les chamanes spirituels leaders pouvait vous emmener dans leurs univers magique, montrer la vérité derrière l’apparente réalité et nous donner une intuition sur « comment l’univers fonctionne vraiment » ?


Cette citation vient de Leo Rutherford, un des avocats du neo-shamanisme, une sous famille du néo-payanisme, qui est lui même une sous branche de ce qu’on appelle la spiritualité ou le mouvement New Age.
l’idée de base qu’il y eu un âge d’or spirituel à une époque de spiritualité pure, mais que cet âge d’or est désormais derrière nous. Leur but, leur vision est de nous permettre de s’y retrouver.


Mais j’ai du mal à croire que la démarche des chamanes new age autoproclamée soit totalement désintéressée ou qu’ils ne soient pas manipulés.
Pourquoi ne le seraient-ils pas ? Comment auraient-ils pu survivre à toutes les tentations sur la route de leur élévation et de leur partage… Alors que c’est si tentant une fois qu’on a cette forme d’ascendant.

Si on prend d’ailleurs les traces des shamans préhistoriques, ou juste d’il y a longtemps mais déjà historique, on se rend compte d’une grande part de supercherie déjà à l’époque :
faux sang, outils cachés pour faire comme des tours de magie, et bien sur les rançons : obligé de payer à manger, à boire ou autre pour se faire soigner…

Pas tellement différent que ce que l’on voit aujourd’hui, sauf que les tribus ont un peu grossi…
Quel est le lien avec le titre ? Bah juste qu’un shaman, ça peu être comme un gourou, et qu’avant de se retrouver dans son pieux vaut mieux se poser quand même deux trois questions :)
Surtout s’il demande d’y passer…

L’ayahuasca, chapitre 4

Nature et Règne Végétal

Nature et Règne Végétal

Suite et fin de ce passionnant papier, avant de se jeter d’en d’autres.
A NE PAS rater, c’est dans ces quelques lignes qu’on touche -pour moi- au coeur.
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Même si l’évolution du vivant reste un grand mystère, prêter une telle intentionnalité aux plantes dépasse bien sûr notre entendement ou plus exactement notre… conception du monde. A l’inverse pour les peuples chamaniques, l’étroite symbiose et interdépendance des tous les êtres vivants s’impose comme une évidence. Il s’agit là d’une écologie intuitive et métaphorique qui s’élabore notamment à partir des rêves et des visions pour ensuite s’ancrer dans les mythes et les légendes.

Une phrase d’un chaman shuar résume bien cette position :  » On ne trouve pas les vertus thérapeutiques d’une plante donnée, c’est elle qui se manifeste à nous. « . Ainsi les Indiens prêtent-ils aux plantes une certaine mobilité dans l’espace-temps, une capacité de communication inter-espèce, voire des facultés anthropomorphes :  » Elles se mettent en travers de notre chemin ; elles nous appellent ; elles changent (d’attitude) si on leur parle. « . Or cela n’est qu’un langage métaphorique propre aux peuples chamaniques destiné à traduire leur conviction concernant l’existence d’un lien constant et quotidien entre les deux règnes vivants.

D’autres auteurs ont essayé d’élaborer des pistes de réflexion permettant d’objectiver cette cohérence du vivant, voire même de la matière en son entier (lacs, montagnes, étoiles…). Au travers de ces théories, l’enjeu majeur n’est pas tant de valider le savoir autochtone, mais de découvrir quel est le véritable mode d’acquisition de ce savoir dont on sait seulement qu’il est intuitif et non déductif. L’anthropologue Jeremy Narby, inspiré par le gène égoïste de Dawkins, a notamment suggéré que les visions réitératives de serpents enlacés pouvaient être des informations génétiques décodées par les chamans ayahuasqueros. Le physicien Joël Steinheimer pense que leurs chants de guérison (icaros, kamlanies), tout droit inspirés par les transes chamaniques, se calquent sur les structures vibratoires de certaines protéines humaines. Ripinsky-Naxon, sur les traces de David Bohm et de Rupert Sheldrake, évoque l’existence d’une mémoire de l’univers directement accessible aux chamans qui n’est pas sans rappeler le Dreamtime des aborigènes australiens.

Enfin, l’ethnobotaniste Terence Mc Kenna émet l’hypothèse que l’homnisation, c’est-à-dire l’augmentation de la volume cérébral et l’acquisition du langage, n’a pu se faire que par l’incorporation accidentelle mais répétée de composés psychotropes dans l’alimentation de certains singes Pour beaucoup d’anthropologues (essentiellement européens) et d’ethnopsychiatres, ces différentes théories correspondent à ce que Jean-Pierre Chaumeil a appelé un  » durcissement des approches du chamanisme visant à lui trouver des bases plus rationnelles « . Il va sans dire que l’ensemble des pratiques chamaniques ne procèdent pas forcément d’une haute inventivité dans le domaine des sciences de la nature et que bon nombre d’entre elles telles que les actes de sorcellerie par exemple, relèvent pour une bonne part des sciences sociales.

Dans cette perspective, on peut avancer que les chamans ne parviennent pas toujours à obtenir des  » visions signifiantes  » et qu’ils doivent alors se contenter de leurs acquis antérieurs (ou culturels, archétypaux diront les ethnopsychiatres) pour soigner dans l’urgence l’infortune pour laquelle on les sollicite.

 

Merci à Arutam pour le texte.
(c) Arutam
http://www.arutam.fr/Ayahuasca.html

 

février 2012
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