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Conférence de Jeremy Narby : Plantes et chamanisme chez les indigènes mazoniens

Conférence de Jeremy Narby : Plantes et chamanisme

Jeremy Narby est un anthropologue et auteur du “Serpent cosmique”.
Il est particulièrement actif dans la partie Péruvienne de l’amazonie.
Il parle des passerelles qui existent entre la science et les savoirs des peuples indigènes.

Réflexions et constations sur les plantes et les shamanisme et les savoirs des peuples indigènes.

Commentaires sur la situation et l’environnement des peuples indigènes amazoniens par un directeur de projet amazonie.
Ce chercheur ou antropologue a travaillé principalement en amazonie péruvienne (forêt pluviale).

SVP faites attention au début de la conférence à ce qu’il dit sur la polution actuelle en Amazonie :
les compagnies pétrolières aujourd’hui font des dégats absolument incroyables, il en parle mieux que je ne pourrai jamais le faire.

L’ayahuasca chapitre 3 (suite directe du 2)

Voici la suite de l’excellent papier de Jean-Patrick Costa, dont voici les références : La transe chamanique et les origines du savoir autochtone / Communication au Colloque France-Culture ” De la transe à l’hypnose ”
Université Libre de Bruxelles, Septembre 2002

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Cette énumération de caractéristiques distinctes montrent à quel point les deux grands règnes vivants ont choisi des voies d’évolution totalement différentes. Si le règne animal a opté pour une évolution génétique trans-générationnelle, le règne végétal a misé sur une évolution tout azimut incluant le trans et l’intra générationnel. La co-évolution élaborée par les orchidées est à cet égard l’exemple le plus marquant : une fleur non seulement émet des exophéromones à plus de cent mètres de distance pour capter l’intérêt des abeilles mâles,
mais elle parvient aussi à les leurrer en reproduisant physiquement les contours d’un hypothétique partenaire, tout ceci pour assurer une reproduction sexué dont le seul avantage est sa dissémination sur de vastes distances… Ainsi l’orchidée utilise-t-elle les abeilles pour voyager !
A partir de cet exemple, il est légitime de se poser la question si les plantes n’utiliseraient pas l’homme pour assurer leur dissémination, même si cela devait être au prix de quelques modifications phytochimiques mineures. Dans un monde qui perdrait toute once d’anthropocentrisme, voici que des plantes produiraient des composés psychotropes à la seul fin d’assurer leur reproduction, alors que
d’autres opteraient pour la production d’amidon aux vertus alimentaires dans le but de coloniser la terre…
Si les plantes tentaient de communiquer avec l’homme, il y a fort à parier qu’elles utiliseraient l’une des spécificités du genre humain, la culture. Dans les sociétés sédentaires agricoles, on peut par exemple s’interroger sur le degré de coopération des plantes dans les phénomènes ayant concourus à leur domestication. En d’autres termes, les céréales ont-elles été transformées de manière passive par les premiers agriculteurs ou bien ont-elles pris une part active à cette évolution ? Ailleurs, on observe que les sociétés semi-nomades ont sacralisé leur source alimentaire sylvestre principale comme le palmier sagoutier, au point d’en assurer une gestion rigoureuse. Qui donc des hommes ou du palmier en tire le meilleur profit ? Enfin, chez les peuples chasseurs-cueilleurs, au demeurant peu transformistes de leur environnement, les plantes psychoactives peuvent être vues comme une réponse adaptative dans un contexte de co-évolution.

 

Merci à Arutam pour le texte.
(c) Arutam
http://www.arutam.fr/Ayahuasca.html

 

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