Curanderos modernes
En amérique latine, en langue espagnol, on utilise généralement le terme Curandero pour désigner les shamans. (uwishin signifie en langue shuar Shaman, mais le nom le plus commun est curandero).
La traduction littérale de curandero de l’espagnol signifie : soigneur, guérisseur, car c’est tout de même la fonction principale, la plus évidente vis à vis du reste de la société, que de guérir. Guérir car il peut voir le mal dans le corps, guérir parce qu’il peut dialoguer avec les esprits qui lui communiquent l’origine du mal, et guérir parce qu’il détient la connaissance et les voies vers la connaissances qui permettent de guérir.

Chaman Curandero
C’est là un point particulièrement intéressant du shamanisme : on ne recherche pas le traitement, on ne recherche pas la solution. La solution vient d’elle même au shaman. Si vous discutez avec un Curandero pour savoir comment il a pu savoir que l’union de trois plantes provoquait une mixture qui pouvait guérir telle morsure ou telle infection, il vous répondra soit qu’on lui a transmis cette connaissance, soit que ce sont les plantes elles-mêmes qui lui ont dit qu’elles pouvaient, unies, guérir. On imagine bien le chercheur en médecine faisant tourner son stylo sur son pouce en attendant que la solution s’impose à lui ! On en rirait, pourtant de toutes régions et de tous temps, c’est bien ainsi que les shamans disent acquérir la connaissance.
Bien sur les Curandero ne soigne pas le corps seul, car l’esprit vit dans le corps et si le corps souffre, l’esprit souffre, si l’esprit est mal dans le corps, il nuit au corps. Ainsi en soignant le corps ils ne négligent jamais l’esprit, commençant même souvent par apaiser et mettre dans de bonnes dispositions celui-ci.
L’image de cet article représente une forme de soplada au feu, purification par le feu effectuée par un Curandera contemporain.
