Uwishin : shamanisme et transes

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Quête chamanique dans les forêts vaudoises

Du citadin en mal de nature aux adeptes de développement personnel, le néo-chamanisme attire toujours plus.

© CHRISTOPHE CHAMMARTIN

© CHRISTOPHE CHAMMARTIN


Voyage chamanique dans les forêts du Jura vaudois où une trentaine de citadins participaient il y a quelques jours à un séminaire intensif à la rencontre de l’invisible, du monde spirituel et de la force de l’Univers.



Ces derniers jours, dans les forêts du Marchairuz, les promeneurs en quête de morilles se seront peut-être cassé le nez sur un groupe d’individus assez improbables. Pas de bâtons de nordic walking, ni de podomètres, encore moins de paniers à champignons. Et dans leur feu, zéro cervelas. Ils tapent sur des tambours pour se mettre en état de rêve éveillé, dansent et chantent. Une bande d’hurluberlus? Juste une trentaine de citadins candidats au voyage chamanique. De tous âges et horizons, ils apprennent à communiquer avec les sapins, à parler avec les pierres, à devenir une fleur, réunis autour d’Ulla Straessle dans le cadre d’un séminaire intensif à la rencontre de l’invisible, du monde spirituel, de la force de l’Univers.


Au même moment, dans les bois de Ballens, d’autres urbains en mal de nature se purifient le corps et l’âme dans une hutte de sudation construite de leurs propres mains. Mercredi, nuit de pleine lune, un cercle de tambours chamaniques était organisé à Yens. Ces stages et initiations n’ont plus rien d’exceptionnel dans nos forêts. Des centaines de Romands – peut-être votre collègue de bureau, votre coiffeur ou, qui sait, votre psy – se ressourcent en s’adonnant aux danses de vision et autres pratiques néo-chamaniques, à côté d’une vie professionnelle des plus classiques.


Loin des écrans de télé ou d’ordinateur

Que cherchent-ils? Et surtout, qu’ont-ils trouvé? Des remèdes archaïques à des maux modernes, comme le stress ou le mal-être, de la spiritualité hors des carcans religieux. Mais aussi des choses très simples et très belles, affirment-ils. Ne serait-ce que l’ouverture aux autres, sans jugement, loin des écrans de télé ou d’ordinateur. «J’ai toujours eu ce lien avec la nature et toujours souffert de ne pas pouvoir le vivre assez intensément, raconte Isabelle Perret-Gentil, enseignante et praticienne chamanique. Se réapproprier ce lien en compagnie d’autres personnes, vivre ça ensemble, c’est une expérience collective très forte.»


Mona Cserveny, psychiatre, travaille depuis 2001 avec des patients migrants: «Certains, venus d’Afrique ou d’Amérique du Sud, ont encore des racines chamaniques extrêmement présentes.» C’est par intérêt pour leur culture, pour mieux les soigner, que cette jeune médecin, notamment inspirée par les travaux de l’ethnopsychiatre Tobie Nathan, a sonné à la porte de la praticienne chamanique Ulla Straessle, il y a un an et demi: «Je suis entrée assez prudemment, je voulais la tester en consultation avant de m’inscrire à un stage.» Très vite, elle participe à des séminaires: «Le fait d’avoir vécu des expériences chamaniques de l’intérieur m’apporte une meilleure connaissance de mes patients. Sur le plan personnel, cela m’a donné accès à certaines ressources. Je poursuis l’expérience.»

Récupérer des morceaux d’âme

Gary Gedall, psychologue-psychothérapeute, pratique l’hypnose ericksonnienne: «Le chamanisme m’inspire, mais je ne l’utilise pas avec mes patients. Ce qui m’a le plus touché dans ces stages, c’est cette vision du monde où certaines maladies ou souffrances peuvent être attribuées à des pertes de morceaux d’âme que l’on peut récupérer à travers le voyage chamanique.»

Un voyage en quête de morceaux d’âme? Des alliés dans d’autres mondes? «Disons que le but est d’éveiller chez chacun des capacités perdues, de s’ouvrir au changement et de se relier avec des forces qui aident. Peu importe quel nom on leur donne», sourit Ulla Straessle. Chamane postmoderne, cette ancienne responsable du département informatique de Serono a suivi la formation de la FSS (Foundation for Shamanic Studies), une organisation à but non lucratif, fondée par l’anthropologue Michael Harner pour préserver les traditions chamaniques et les rendre utilisables par les occidentaux. «Toute l’énergie que nos ancêtres devaient mobiliser pour survivre dans la nature en interprétant ses moindres signaux, nous ne pouvons plus la dépenser, explique Ulla Straessle. Nous sommes devenus des machines à émotions, nous sommes envahis par nos pensées.»


par JOËLLE FABRE

Uwishin, le roman : commentaires de lecteurs

Je suis passé sur Amazon aujourd’hui et j’ai vu de nouveaux commentaires de lecteurs d’Uwishin, conte shamanique pour stars sous Prozac. Je vous les livre ici :


Julien C.
Je recommande cette pure merveille : Texte et diversité du vocabulaire, exotisme de l’histoire…. font de ce livre un petit bijou.
Qui plus est, le format est très agréable.


François Xavier
impressionnant
Un live impressionnant de maitrise de la technique narrative: il nous prend par la main et nous emmène dans un univers hors norme.



retours de lecteurs sur Uwishin, conte chamanique

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire part de quelques commentaires récents envoyés sur le facebook du livre.
Une lectrice :
Mon frère l’a « kiffé grave » (je cite ses propos) et je vais profiter de mon petit séjour romaine pour le lui chipper et le lire !


Un lecteur :
bah c simple j’ai pas fini les 3 derniers romans que j’avais acheté, et celui la je l’ai lu d’un trait. Bref, je dirai que c’est LE roman qui m’a réconcilié avec la lecture.

Tribus et indigènes amérindiens en équateur

On en parle sur le forum ! - (1) Messages

Après la présentation de ce magnifique pays qu’est l’Equateur (Ecuador) dans le message que j’avais fait ici, je me propose maintenant de vous dire un mot sur les peuples indigènes amérindiens d’Equateur.

Dans le roman Uwishin (plus d’info ici), les peuplades observées sont exclusivement Shuars. Les Shuars font partie de la famille des amérindiens Jivaros. Les autres peuples Jivaros sont les Ashuars et les Quechuas (ou Quichuas).

Répartition en Equateur

Répartition en Equateur

Il faut savoir que l’immense majorité est composée de Quichuas habitant les Andes (la montagne), une infime minorité (la plus diversifiée cela dit) habitant de part et d’autres des Andes (côté océan pacifique ou côté forêt amazonienne). Les indiens des Andes sont pour la plupart « convertis » aux modes de vie hurbain ou péri-urbain, et les autres ont des airs d’âmes en peines faisant penser aux indiens décrits par Rousseau habillés de guenilles usées des villes et buvant de l’alcool bon marché à longueur de journée. L’adaptation du modèle fonctionne mal pour ceux qui se font manger par l’urbanisation et la civilisation. Sans rêves, leur histoire perdu, il ne leur reste que les mauvaises distilleries pour leur procurer du rêve.
Il reste cela dit près de cent mille âmes encore pleine de beauté de vie et de traditions. Perdues dans l’amazonie ou seuls quelques explorateurs et « écotouristes » (faisant cela dit souvent beaucoup de mal alors qu’ils se proclament humanistes, mais comment leur en vouloir, quelle est la réponse?) pour s’approcher d’eux. S’ils ont a priori complètement oublié certains rites comme les Tsantza (têtes réduite cf article correspondants), ils vivent toujours dans et de la nature, pratique leur chamanisme tranquillement, leur cueillette, chasse et agriculture sommaire. Leurs pratiques sont ancestrales, sans rentrer dans les détails elles sont relativement similaires à celles qui se retrouvent il y a plus de 10 000 ans, et ceci aussi bien en Afrique, qu’en Europe, qu’en Mongolie (d’où vient le terme shaman).
Bien sur avec des différences notoire (le fameux ayahuasca pour entrer en transe) avec les peuplades d’autres régions, mais aussi avec des différences sociales et de rites entre groupes proches (Shuars et Ashuars par exemple).


Ils nous offrent un immense témoignage de structures sociales stables à petites échelle, vivant en symbiose avec la nature (chose basique mais que nous « hommes civilisés » avons oublié puisque nous « pompons » la nature de manière non durables, et cherchons souvent avant tout propriété possession et autorité au sein de la société.


Shakaim dans le roman Uwishin est un Shuar, né et élevé dans une tribu Shuar. Du haut de sa simplicité d’habitant de tribu il sera jeté dans ce que nous pourrions appeler le « vrai monde ». Hors le « vrai monde », lui l’a vu au sein de voyage shamanique, enfin ce qui pour lui, est le vrai monde.


Exemple de rêve chamanique d’un non-initié

On me parle beaucoup de rêves chamaniques pratiqués par des non-initiés. Est-ce qu’on parle de rêves, de prémonition, d’apparentés à des NDE, impossible à dire, on ne peut se référer qu’au cas par cas. Toujours est-il que cela reste particulièrement intéressant. J’ai lu sur un site récemment un exemple de rêve chamanique raconté par

jeremy taylor

jeremy taylor

Jeremy Taylor (cf. Where people fly and water runs uphill, Warner Books – un livre écrit sur les limites du conscient et surtout les rêves, sujet auquel il a consacré ensuite une partie de sa vie (en étudiant plus de 100 000 rêves de personnes des 4 coins du monde). Il fit ce rêve alors qu’il travaillait comme thérapeute auprès de jeunes autistes et schizophrènes :


« Je me retrouve flottant dans un espace flou et gris. Eric, un des jeunes les plus perturbés et les plus violents, apparaît devant moi, riant en roulant les yeux comme quelqu’un de fou. Je le regarde pendant un long moment, puis je commence à voir son aura. Il est d’une drôle de couleur rose et il s’étend autour de lui jusqu’à une distance d’environ 20 pouces. L’aura ondule lentement et change de forme, comme un nuage de gaz. Je remarque qu’il y a d’étranges piquants noirs tout autour de lui. Ils ont à peu près un pied de long et un demi pouce d’épaisseur à leur base, là où ils sont attachés à son corps. Je me sens terriblement fatigué, j’ai envie de dormir. Comme je combat ma fatigue, je me dis qu’il serait absurde de dormir puisque je dors déjà. Je réalise alors que je suis en train de rêver.
Maintenant je regarde Eric plus attentivement. S’agit-il d’une projection de moi-même, d’un aspect de moi ? C’est ce que je pense, mais j’ai pourtant le sentiment qu’il y a plus que cela. Mon épuisement augmente, et mon esprit est confus et lent. Pourquoi mon rêve m’offre-t-il cette image d’Éric couvert de piquants ? Quel est le sens thérapeutique de ce rêve ?
Je réalise que peu importe le sens du rêve, ces piquants ne devraient pas être là. Alors je me dis que quoiqu’ils représentent, je devrais les enlever. Je me déplace vers Eric et je lui dis télépathiquement que je vais « déraciner » les piquants de son aura. Je commence donc à arracher, déraciner les piquants avec mes mains, et déraciner est le terme exact car si je ne fais que les casser j’ai le sentiment qu’ils repousseront . Il faut donc les déraciner pour s’en débarasser.
Je viens à bout d’enlever tous les piquants, et je ressens un immense soulagement. Alors je m’éloigne d’Éric et je quitte le rêve. »

Le lendemain matin, alors qu’il n’avait raconté ce rêve à personne, J.T croise Eric qui bondit vers lui, très fâché, et lui crie : « Tu m’as volé quelque chose la nuit dernière ! » J.T lui répond que la nuit dernière il dormait dans son lit, mais l’autre insiste : « Tu as enlevé quelque chose de moi ! Rends-le moi ! »
J.T lui demanda de quoi il s’agissait. Eric ne pouvait répondre. Alors J.T lui demanda comment il se sentait. Surpris, Eric répondit qu’il se sentait bien. Alors J.T lui dit : « Voilà qui est plutôt inhabituel, n’est-ce pas ? Peut-être que tu ne veux pas vraiment ravoir ce que tu as perdu la nuit dernière ? » Ils se regardèrent un long moment, puis Eric acquiesca.


Bien sûr libre à chacun de croire ce qu’il a envie de croire, mais même si rien de non conventionnel ne s’est passé, la vision partagée, les ondes échangée, peuvent avoir ce genre de bénéfices.


Vous pouvez raconter vos rêves chamaniques sur le forum.


Pour ceux qui veulent aller plus loin dans ce que raconte Jeremy Taylor (étude des rêves), voici une mise en bouche, une interview à laquelle il a répondu :

Jermy Taylor (JT) : Je pense que la meilleure métaphore sur le rêve qu’on ait aujourd’hui vient du folklore : c’est le Miroir Magique qui ne ment jamais. Et que ce n’est pas un hasard si la méchante reine regarde le Miroir Magique tous les matins. Car si vous reportez à l’après-midi le fait de vous souvenir de vos rêves, le Miroir s’embue et vous ne pouvez pas le voir. Le Miroir Magique ne ment jamais. Il vous donne des images métaphoriques et symboliques de qui vous êtes réellement, de ce que vous faites réellement et de vers où votre vie va réellement. Contrairement à vos opinions sur tous ces sujets quand vous êtes éveillés. Je crois que les rêves viennent pour contribuer à notre santé et notre complétude et qu’ils parlent un langage universel. Puisque le langage des symboles et des métaphores, qui est celui des rêves, est universel, cela démontre que la santé et la complétude qu’ils servent sont aussi transpersonnelles. Cela montre que les rêves viennent pour servir la santé et la complétude non seulement du rêveur individuel, mais aussi pour servir la santé et la complétude de toutes les espèces.
Je pense que la meilleure métaphore sur le rêve qu’on ait aujourd’hui vient du folklore : c’est le Miroir Magique qui ne ment jamais. Et que ce n’est pas un hasard si la méchante reine regarde le Miroir Magique tous les matins. Car si vous reportez à l’après-midi le fait de vous souvenir de vos rêves, le Miroir s’embue et vous ne pouvez pas le voir. Le Miroir Magique ne ment jamais. Il vous donne des images métaphoriques et symboliques de qui vous êtes réellement, de ce que vous faites réellement et de vers où votre vie va réellement. Contrairement à vos opinions sur tous ces sujets quand vous êtes éveillés. Je crois que les rêves viennent pour contribuer à notre santé et notre complétude et qu’ils parlent un langage universel. Puisque le langage des symboles et des métaphores, qui est celui des rêves, est universel, cela démontre que la santé et la complétude qu’ils servent sont aussi transpersonnelles. Cela montre que les rêves viennent pour servir la santé et la complétude non seulement du rêveur individuel, mais aussi pour servir la santé et la complétude de toutes les espèces.
Journaliste : Lorsque vous dites « universel », voulez-vous dire que les mêmes symboles sont utilisés par différentes civilisations ?
JT : Oui, le même symbole est utilisé essentiellement de la même façon.
Journaliste : Sont-ils aussi utilisés de la même manière en état éveillé ?
JT : Je crois que oui. C’est une question bien trop importante pour prendre tout le monde au mot, mais depuis des années que j’étudie cette question, je commence à être convaincu que c’est vrai. Il existe évidemment des différences culturelles et autres dans la manière dont les symboles sont utilisés. Toutefois, en dessous de ces niveaux de différences, je perçois des résonances universelles à ces symboles.
Journaliste : Lorsque vous vous référez à votre expérience, cela représente quelques années.
JT : Oui, je fais ce travail en tant que professionnel depuis plus de 33 ans et j’ai travaillé en profondeur sur plus de 100 000 rêves pendant ces 33 ans. Je n’ai pas rencontré un seul rêve qui ne m’a pas convaincu qu’il était au service de la santé et de la complétude.: Lorsque vous dites « universel », voulez-vous dire que les mêmes symboles sont utilisés par différentes civilisations ?
JT : Oui, le même symbole est utilisé essentiellement de la même façon.
Journaliste : Sont-ils aussi utilisés de la même manière en état éveillé ?
JT : Je crois que oui. C’est une question bien trop importante pour prendre tout le monde au mot, mais depuis des années que j’étudie cette question, je commence à être convaincu que c’est vrai. Il existe évidemment des différences culturelles et autres dans la manière dont les symboles sont utilisés. Toutefois, en dessous de ces niveaux de différences, je perçois des résonances universelles à ces symboles.
Journaliste : Lorsque vous vous référez à votre expérience, cela représente quelques années.
JT : Oui, je fais ce travail en tant que professionnel depuis plus de 33 ans et j’ai travaillé en profondeur sur plus de 100 000 rêves pendant ces 33 ans. Je n’ai pas rencontré un seul rêve qui ne m’a pas convaincu qu’il était au service de la santé et de la complétude.

Uwishin : le roman, sortie en septembre 2009 !

Bon, ce n’est plus un secret pour personne, le roman UWISHIN – Conte shamanique pour stars sous Prozac, sortira en septembre 2009 aux éditions du Masque d’Or, collection Trekking.

Uwishin le roman

Uwishin le roman

C’est un super achèvement pour ce roman qui aura nécessité plusieurs années de recherche et de travail.


Le teazer :


Il y en a qui ont le blues, Shakaim lui a le rock.
Si certains se shootaient au Prozac, avec Shakaim ils entrent en transe et se libèrent. Dans sa tribu, ses chants, danses et incantations amènent joie et guérisons autour de lui. L’auditoire grandit brutalement pour ce shaman inhabituel. Chance de transmettre ses visions, de guérir le monde, ou fin de son voyage ?



Pour ceux qui voudront le recevoir dès sa sortie, vous pouvez le commander ici :
http://www.uwishin.net/shamanpic/BDC-Uwishin.pdf


Dans tous les cas n’hésitez pas à me poser des questions soit en répondant à un post, soit par la page CONTACT

 

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