Uwishin : shamanisme et transes

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L’Institut français de Fès présentera Le Festival Européen de la Spiritualité les 20 et 21novembre au complexe Culturel Al Houria

CINEMA : Un Festival européen de la spiritualité à Fès

Fondé à Paris en 2008, le Festival Européen de la Spiritualité présente des films qui explorent les traditions spirituelles du monde entier et leurs diverses pratiques. Il vise, au sens large, tout ce qui touche à la vie de l’esprit. Son autre objectif est d’encourager l’émergence d’une nouvelle génération de réalisateurs dont les films traitent des différents aspects de la spiritualité et de l’expérience humaine.
L’originalité de ce festival réside dans le fait qu’aux côtés d’un jury, les internautes ont accès aux films sur Internet et peuvent participer au palmarès avec le Prix du Public.
Le Festival Européen de la Spiritualité a tenu à Paris sa 2ème édition en mars 2009. Ce sont les six films primés de cette 2ème édition qui seront présentés à Fès, ville hautement spirituelle et qui accueille chaque année, le Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde et des rendez-vous du Soufisme international.


Films

*AMAZON FOREVER (Amazone pour toujours)
Brésil, France (2006) 90’
Fiction

Réalisation et scénario : Jean Pierre Dutilleux
Interprètes : Aurélien Wiik, Chief Ayupu , José Steimberg
Production : Elisabeth Wassmer , François Enginger
Nicolas, jeune cinéaste européen, atterrit dans un village amazonien, pour y tourner un documentaire sur une cérémonie tribale. Il tombe amoureux de la fille du Chef Ayupu.
Pour se rapprocher d’elle, Nicolas s’implique dans leur quotidien. Après avoir été initié aux coutumes locales, il est sensibilisé à la menace qui pèse sur ses nouveaux amis et la femme qu’il aime: la déforestation.
Cette aventure amazonienne donnera à Nicolas le sens de sa vie: combattre l’ignorance et l’insouciance.
Prix Planète


*BINT AL NOKHITA (La Fille du Capitaine)
Émirats Arabes-Unis (2008) 17’
Fiction
Réalisation : Khalid Al-Mahmood
Interprètes : Adel Al-Madrab, Ashwaq, Abdulla Saleh, Abdelrahman Al Zarouni
Production : Abdullah Hassan Ahmed
Mohamed a atteint l’âge où il doit grandir et dire au revoir à sa grand-mère.

Prix du meilleur court- métrage spirituel


*BOUDHA’S LOST CHILDREN (Les Enfants perdus de Boudha)

Pays-Bas, Thaïlande, France (2006) 97’
Documentaire

Réalisation et scenario : Mark Verkerk
Interprètes Adel Al-Madrab - Ashwaq - Abdulla Saleh - Abdelrahman Al Zarouni
Au coeur du Triangle d’or, un bonze charismatique initie de petits villageois à la boxe thaïe
et à l’amour du Bouddha. Entre film d’aventures et ode contemplative à la beauté du monde.
Prix du meilleur film spirituel européen
Prix du meilleur documentaire spirituel

*FERTILIZE
Belgique (2008) 8’ Fiction

Réalisation, scenario, montage et production : Senne Dehandschutter
Interprètes : Carmen Lauwers
Une jolie fille dans un univers imaginaire et futuriste affronte des milliers de guerriers. Seulement un est destiné à la rencontrer.
Prix du Public


*LE SEL DE LA TERRE (O Sal da Terra)

Brésil (2008) 90’ Fiction

Réalisation : Eloi Pires Ferreira
Interprètes : Luthero Almeida, Edson Rocha, Enéas Lour, Christiane Macedo, Emílio De Mello
Production : J. Olímpio
La vie d’un prêtre dans son «camion-église» qui de station service en station service où il célèbre la messe, va rencontrer sur sa route des personnages pittoresques.
Prix du meilleur film spirituel de fiction


*SIMULACRA
Thaïlande, États-Unis (2007) 4’ Animation

Réalisation, scénario, image, montage et production : Tatchapon Lertwirojkul
Son et musique : Naoto Kubo

Un robot découvre que sur sa planète la vie organique existe et décide de s’en emparer.
Prix du meilleur film spirituel d’animation


BINT AL NOKHITA (La Fille du Capitaine)

Émirats Arabes Unis (2008) 17’ Fiction
Prix du meilleur court-métrage spirituel
O SAL DA TERRA (Le Sel de la trre)
Brésil (2008) 90’ Fiction
Prix du meilleur film spirituel de fiction


Le Festival sera clôturé par une soirée Samaa avec l’Ensemble Al Anfass, Chant soufie, Tarika Tijania à Dar Batha

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Peintures et sculptures amazoniennes

sculpture shamanique

sculpture shamanique


Des artistes Amazoniens : sculpteurs et peintres indigènes, ont choisis de réinvestir leur culture dans un travail de création en liaison avec les enseignements traditionnels issues des plantes sacrées. Ils ont sculpté les légendes, peint les visions et donné à voir l’invisible au profane. Leur projet artistique en cours vise à financer ce soutien aux peuples d’Amazonie afin qu’ils puissent protéger leur habitat tout en en tirant profit. Les artistes présentent leur travail à l’ancienne usine du Chemin de Vaux à Etréchy dans l’Essonne. Ils cherchent des musées, des salles d’expositions à Paris ou ailleurs, capable de présenter leur travail et leurs intentions.

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Opéra rauque film Séoul, Corée du Sud

Opéra Coréen

Opéra Coréen

Il y a quelque chose de la transe, du chamanisme, dans les opéra sur coréen. Cette article pourra peut être vous en convaincre.

Des arts vocaux traditionnels coréens, le pansori est le plus populaire. Ce chant à la technique complexe, sorti du fond des âges et de la glotte, est en pleine renaissance.

Automne 2006, Séoul. Techno et pop coréennes sont de rigueur dans les bars pavoisés de néons du quartier Jongno. Sanglés dans leurs costumes-cravate, les employés de bureau se détendent à coups de soju, le tord-boyaux local à base de patate douce – ils travaillent chaque année mille heures de plus que nous, et sont les artisans du « miracle coréen » qui a hissé leur petit pays au rang de dixième puissance économique mondiale.

La société coréenne est ultra-patriarcale, les jeunes filles vont souvent dans des établissements scolaires séparés où on leur enseigne les bonnes manières avant d’organiser, pour elles, des mariages arrangés. Pourtant, les adolescentes aux tenues sexy sont légion dans cette gigantesque ville (douze millions d’habitants) de tours et de cités-dortoirs adossée à de verdoyantes collines. Des lolitas, on en croise par exemple à l’université des Arts coréens, de l’autre côté du fleuve Han, où sont dispensés des cours de danse, de théâtre, de cinéma et de musique traditionnelle. Dans ce cube de béton, le musicien Kim Duk-soo organise ses répétitions. L’autoritaire et rieur meneur de troupe à barbichette de 54 ans a donné, depuis 1978, un impressionnant coup de jeune aux gongs et aux tambours chamaniques de Corée – lesquels sont devenus, dans les années 80, porte-voix des manifestations étudiantes contre la dictature militaire.

Le clou de l’actuel spectacle monté par Kim Duk-soo est un tout jeune chanteur de pansori, cet incantatoire rap antique aux frontières de la transe si magnifiquement filmé par Im Kwon-taek : dans La Chanteuse de pansori, le réalisateur racontait le cruel apprentissage d’une orpheline à qui son père adoptif avait enlevé la vue pour qu’elle puisse mieux se concentrer sur son art. Un peu conteur, un peu bateleur, le visage grimaçant (à cause de la douleur infligée à ses cordes vocales), le jeune chanteur du groupe Samulnori perpétue superbement la tradition pansori. Il ferait presque mentir la prêtresse du genre, la piquante Ahn Sook-sun (58 ans), qui sait d’expérience qu’un bon interprète de pansori est celui « qui a vécu les avanies de l’existence et sait les incorporer à son art de chanter ». Elle qui fut la voix « adulte » de La Chanteuse de pansori, d’Im Kwon-taek, est déjà venue au Festival d’automne en 2002 et assure aujourd’hui la direction artistique du Sori Festival de Jeonju, grande ville fleurie du sud du pays. Même quand elle parle, Ahn Sook-sun a cette étrange voix écorchée caractéristique du pansori. « Pour acquérir “le son”, dit-elle, nous nous exerçons en pleine nature, nous y apprenons à rivaliser avec le fracas des cascades. C’est ce qu’on appelle “se râper” la gorge au point de saigner, car les cicatrices infligées aux cordes vocales amplifient leur vigueur. Un bon chanteur de pansori a quatre ou cinq octaves. » Ahn Sook-sun a commencé son apprentissage à 9 ans, dans un institut de musique, puis avec les plus grands maîtres du pays. A ses débuts, le pansori était encore un art nomade chanté lors des fêtes de village. « Nous avions un petit tapis, un paravent, des parasols et des coussins en bambou pour installer notre théâtre itinérant. » Dans ce dispositif à une voix incarnant tous les personnages de l’histoire chantée, l’éventail reste encore un outil essentiel : plié et déplié plus ou moins violemment, plus ou moins tendrement, il rythme les sentiments exprimés, se transformant en bâton, en lettre, en cheval, en rivière, en montagne, en maison. L’autre élément clef est le tambour puk, qui ponctue en coups secs des psalmodies aux étranges secousses glottales et aux hallucinantes vociférations rauques, approuvées par les frémissements et les interjections du public.

Parlé et chanté, le lamento du pansori conte, en vers, des histoires de mandarins tout-puissants, de frères cupides et de jeunes filles dévouées. Il reste le plus populaire des genres traditionnels malgré les censures infligées dans la première moitié du XXe siècle par l’occupant japonais, qui contraignait les chanteurs à magnifier la langue et l’histoire nippones. Sur les douze récits qui remontent à la nuit des temps, seuls cinq sont encore pratiqués aujourd’hui et transmis oralement. « Certains pansori durent dix heures, explique Ahn Sook-sun. C’est comme un marathon, il faut s’entraîner sans cesse, même une pause pourrait mettre nos performances vocales en danger. La base du pansori est le souffle : notre respiration elle-même devient chant et musique. Il faut pouvoir communier avec l’univers pour ensuite pénétrer le cœur de l’auditoire et l’inciter à laisser aller son imagination, à souffler et à respirer avec nous, chanteurs. »

Comme la plupart des musiques de ce pays bouddhiste, confucianiste, taoïste et chrétien, le pansori sert davantage à « purifier l’âme » qu’à l’exprimer. Les musiques classiques de cour pour cithares, flûtes et vièles visent elles aussi à établir « une harmonie cosmique ». Les aristocrates et les lettrés, qui raffolent de ces « musiques de l’immobilité » nommées jeonga, ont toujours eu un brin de mépris pour les genres roturiers souvent ancrés dans le chamanisme. Ainsi la placide chanteuse Lee Jun-ah, à la cristalline voix évanescente, lâche-t-elle, un peu dédaigneuse, que « le pansori exprime des sentiments assez brutaux, alors que le jeonga invite au contraire à une grande réserve émotionnelle ». En Corée, la bataille entre les musiques « nobles » et « plébéiennes » est toujours vivace, quoique le pansori ait été accepté à la cour au XVIIIe siècle. Il y a un monde, il est vrai, entre l’immuable austérité introspective du jeonga et le ton moqueur des chants paysans, largement improvisés, qui ont toujours brocardé les puissants et se font de plus en plus impertinents dans leurs versions actuelles.

Blessée à vif par des siècles d’invasion étrangère et par la partition Nord-Sud de 1946, la Corée, républicaine depuis 1948, reste, malgré l’occidentalisation galopante du mode de vie, fermement rivée à ses anciennes valeurs confucianistes (le civisme, l’austérité, le respect de la hiérarchie sont des moteurs de sa réussite économique). Les musiques ne bénéficient pas, comme le cinéma, de quotas de défense des productions locales, mais d’imposants centres culturels aux architectures solennelles sont dédiés aux arts ancestraux, financés par le ministère de la Culture, qui ne fait qu’un, depuis 1998, avec… celui du Tourisme. Cette fière défense de l’identité nationale était manifeste lors de l’édition 2006 du Sori Festival, mais à côté de nombreuses formations purement traditionnelles, on a pu y entendre des métissages tous azimuts avec le rock, le jazz, le hip-hop. « Nos traditions doivent s’adapter à l’ère du digital », clame Kim Duk-soo. A condition, ajoute-t-il, que les musiques populaires n’oublient jamais d’être aussi « aigres, douces et amères » que le kimchi, le chou fermenté et pimenté qui est de tous les repas coréens.

Duk-soo a fait le tour du monde et séduit Bill Laswell qui, dès 1988, a produit son album Record of changes (1). En 1998, dans les coulisses du Festival d’Avignon, le coup de foudre fut réciproque entre le maître des percussions et Ariane Mnouchkine qui, depuis, l’a accueilli plusieurs fois au Théâtre du Soleil. Elle récidive cette année en le recevant, à la Cartoucherie du bois de Vincennes, à l’occasion de la saison Corée au cœur.

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Bono de U2 se voit plus comme un portier que comme un Shaman

Bono shaman ?

Bono shaman ?

Bono est typiquement l’exemple de ce qu’on pourrait comparer à un Shaman moderne, tel Shakaim dans Uwishin, le conte chamanique.

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Quelle impression avez-vous lorsque vous montez soir après soir sur cette scène vaisseau spatial massive ?

BONO Au départ, son échelle était un petit peu angoissante. Je la dessinais sur des serviettes en papier au restaurant et la construisait avec des fourchettes et autres trucs du genre. Mais lorsque l’on l’a face à soi, je dois dire que j’ai un petit peu les genoux qui tremblent.

Quelque chose en particulier, vous a-t-il surpris sur cette tournée ?

BONO J’ai déjà vécu quelques expériences hors de mon corps sur la route, ce qui me rappelle que je me vois plus comme un portier que comme un shaman. Je pense vraiment qu’il y a de la magie dans la musique que nous ne comprenons pas vraiment. Des moments où les chansons vous aspirent dans un endroit où, et ça semble prétentieux, mais où ce n’est pas tant vous qui chantez la chanson mais où l’on a le sentiment que c’est la chanson qui vous chante — et lorsque cela arrive, je suis stupéfait.

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La préparation du yagé avec l’ayahuasca et le chaliponga

Yagé

Yagé

La préparation du yagé ou natem, la boisson qui amène les visions, est une préparation longue mais assez simple, pour qui sait la pratiquer. En effet on entend beaucoup de monde tenter un peu n’impore comment de le réaliser et tout se fini en vomi pittoyable.  Sans doute parce qu’on ne peut le dissocier de la dimension spirituelle qui l’entourre. En voici ses composants, et la réalisation.

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L’ayahuasca tout seul ne fait rien. C’est le mélange et la lente infusion avec le chaliponga (ou chilipanga, ou chalipanga) qui produit la réaction amenant à la boisson de la vision.

Feuilles de Chaliponga

Feuilles de Chaliponga

L’ayahuasca est une liane, dont on extrait l’écorce. Le chaliponga est un petit arbuste dont on récolte les feuilles. D’autres mélanges peuvent être effectués, mais celui ci est le plus courant et le plus puissant.

On met le tout dans une bassine, avec de l’eau, et puis pendant environ 8 heures, on laisse réduire. Il ne reste qu’à filtrer la potion qui en résulte, très foncée. Ce n’est que la recette. Il reste la pratique, la connaissance, et l’encadrement de la pratique, pour espérer voir le serpent originel.

Liane d'ayahuasca

Liane d'ayahuasca

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Le roman Uwishin retenu par “le choix des libraires” !

On en parle sur le forum ! - (1) Messages

Les libraires s’y connaissent en terme de livres, c’est souvent une vocation. C’est pour ça que j’ai été particulièrement content d’apprendre que le livre ” UWISHIN, conte shamanique pour stars sous prozac ” avait été inclus à la sélection des libraires.

le coin des libraires

J’en profite pour communiquer la page, car leur site est intéressant parce qu’il liste aussi les librairies revendant le livre : allez sur le coin des libraires en cliquant ici. Et pour que qui est purement de l’égo c’est toujours sympa d’avoir une page à soi sur le site des libraires : ici.

Pour info voici les premières librairies partenaires :

Acheter Uwishin : conte shamanique pour stars sous Prozac chez ces libraires indépendants en ligne :
L’Alinéa (Martigues)
Dialogues (Brest)
Durance (Nantes)
Maison du livre (Rodez)

Mollat (Bordeaux)

Ombres Blanches (Toulouse)
Sauramps (Montpellier)

Thuard (Le Mans)

Voilà pour les dernières news du livre qui fait son chemin sur Internet et dans les librairies. Je vous retrouve bientôt plus des articles sur le chamanisme et les transes.

Julien

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